Bienvenue

Bienvenue à vous,
Vo
us qui avez comme moi un grain de psie dans le coeur
Vous qui vous sentez différents
V
ous qui cultivez un goût particulier pour les tout petits plaisirs
V
ous qui êtes amateurs de belles phrases
Amoureux des mots, qu'on les dise ou qu'on les pense
Qu'on deteste ou aime la France
Vous qui vous êtes perdus et ne savez pas ce que vous faites là
Ou vous qui me connaissez tout simplement

# Posté le lundi 29 septembre 2008 17:11

Modifié le mercredi 21 janvier 2009 18:02

Fantaisie automnale

Dans un bus esseulé
Je promenais ma peine
Peut-être un peu ma haine
Ou mon amour qui sait?

Mon aimée est bien loin
Je n'peux l'imaginer
Vous m'en voyez peiné
J'en ai tellement besoin!

Mais voici qu'elle m'attend
Et qu'elle semble toute offerte
Comme lors d'un jour de fête
J'en demandais pas tant!

Elle a mis son gilet
Celui que j'aime tant
Je m'arrête hésitant
Est-elle ensorcelée?

"Ce n'est rien" me dit-elle
Et je tombe dans ses bras
Mon aimée est si belle
Personne ne me croira!
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# Posté le vendredi 18 septembre 2009 08:02

Minuit moins le quart un soir d'été

Il est dans notre monde, un grand nombre d'énigmes
Ma
is dans mon monde à moi, une seule est légitime
Elle
se pose le soir, quand vient le moi de mai
El
le survient souvent tard, non loin de l'être ai

C'est l'heure où tout fout le camp, l'heure où les tabous tombent
L'heu
re où la vanité, telle une blanche colombe
S'en
vole à l'horizon, nous laissant désoeuvrés
Et
nous nous comprenons, car enfin nous sommes vrais


C'est un moment magique, lorsqu'entre chien et loup
To
utes ces émotions que l'on gardait en nous
Peu
vent enfin s'exprimer sans crainte de jugement

Il s
'agit pour tout le monde de toucher l'instant
D
e laisser libre cours à la magie du soir
Lorsq
u'un beau jour d'été, il est minuit moins le quart


Elendil Feuille d'argent
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# Posté le mardi 30 juin 2009 15:17

Cabrel - Octobre

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# Posté le vendredi 01 mai 2009 16:00

L'isolement

L'isolement
Souvent sur la montagne, à l'ombre du vieux chêne,
Au coucher du soleil, tristement je m'assieds ;
Je promène au hasard mes regards sur la plaine,
Dont le tableau changeant se déroule à mes pieds.
Ici gronde le fleuve aux vagues écumantes ;
Il serpente, et s'enfonce en un lointain obscur ;
Là le lac immobile étend ses eaux dormantes
Où l'étoile du soir se lève dans l'azur.

Au sommet de ces monts couronnés de bois sombres,
Le crépuscule encor jette un dernier rayon ;
Et le char vaporeux de la reine des ombres
Monte, et blanchit déjà les bords de l'horizon.

Cependant, s'élançant de la flèche gothique,
Un son religieux se répand dans les airs :
Le voyageur s'arrête, et la cloche rustique
Aux derniers bruits du jour mêle de saints concerts.

Mais à ces doux tableaux mon âme indifférente
N'éprouve devant eux ni charme ni transports ;
Je contemple la terre ainsi qu'une ombre errante
Le soleil des vivants n'échauffe plus les morts.

De colline en colline en vain portant ma vue,
Du sud à l'aquilon, de l'aurore au couchant,
Je parcours tous les points de l'immense étendue,
Et je dis : " Nulle part le bonheur ne m'attend. "

Que me font ces vallons, ces palais, ces chaumières,
Vains objets dont pour moi le charme est envolé ?
Fleuves, rochers, forêts, solitudes si chères,
Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé !

Que le tour du soleil ou commence ou s'achève,
D'un oeil indifférent je le suis dans son cours ;
En un ciel sombre ou pur qu'il se couche ou se lève,
Qu'importe le soleil ? je n'attends rien des jours.

Quand je pourrais le suivre en sa vaste carrière,
Mes yeux verraient partout le vide et les déserts :
Je ne désire rien de tout ce qu'il éclaire;
Je ne demande rien à l'immense univers.

Mais peut-être au-delà des bornes de sa sphère,
Lieux où le vrai soleil éclaire d'autres cieux,
Si je pouvais laisser ma dépouille à la terre,
Ce que j'ai tant rêvé paraîtrait à mes yeux !

Là, je m'enivrerais à la source où j'aspire ;
Là, je retrouverais et l'espoir et l'amour,
Et ce bien idéal que toute âme désire,
Et qui n'a pas de nom au terrestre séjour !

Que ne puîs-je, porté sur le char de l'Aurore,
Vague objet de mes voeux, m'élancer jusqu'à toi !
Sur la terre d'exil pourquoi resté-je encore ?
Il n'est rien de commun entre la terre et moi.

Quand la feuille des bois tombe dans la prairie,
Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ;
Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie :
Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !

Alphonse de Lamartine
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# Posté le mardi 30 septembre 2008 12:16

Modifié le mercredi 08 octobre 2008 15:59